École Supérieure de Théatre (UQAM), mai 2024, Montréal
Depuis hier, nous entamons la partie du projet qui s’appelle « Ouvrir les possibles – tisser avec les anciennes et celleux qui viennent ». C’est-à-dire qu’à partir des transmissions pratiques et théoriques d’Angie et d’Andrea, nous commençons à créer des protocoles en tissant avec les propositions ou les pistes d’idées de chacune. Les protocoles sont une liste d’opérations ou d’actions à suivre, qui deviennent comme des règles d’un jeu, souples et flexibles, ou « des partitions d’actions » (Lippi & Salmon, 2023) ou encore des structures d’improvisation, que nous pouvons interpréter collectivement et individuellement. Nous avons décidé de les appeler des Performance-partitions. Ce que j’observe en pratiquant la manteada dans différents contextes, c’est la porosité de cette pratique et son adaptabilité. Elle agit justement comme une partition d’improvisation dont nous avons la structure (un certain ordre suivant lequel pratiquer les manœuvres avec les rebozos) et plus ou moins de vocabulaire (façon de tenir le rebozo, postures, musicalité, rythme). Cette partition peut être jouée de façon intuitive et être adaptée à différents contextes : pédagogiques, de soin, de création, militants, etc. C’est une pratique incroyablement fertile pour travailler le corps [de l’acteurice, de la danseureuse, de l’amoureuse du mouvement], dans sa version de massage au sol, et aussi suivant d’autres formes plus dynamiques.
[…] à suivre